Le drapeau français retrouve le chemin de l’école

Publié le 16/02/2019 à 19:45
Le drapeau français retrouve le chemin de l’école

Le gouvernement vient de concrétiser le retour en force des symboles de la République à l’école, avec le drapeau français, le refrain de la Marseillaise et la Déclaration de Droits de l’Homme. Une mesure qui, comme toute réforme de l’Education nationale, a aussitôt suscité un torrent de protestations. 

 

 

“L’Ecole de la confiance”

 

Le projet de loi validé par l’Assemblé nationale est baptisé “pour une école de la confiance”, qui certes en a bien besoin. Le drapeau et le refrain de la Marseillaise seront installés dans “Dans chacune des salles de classe des établissements du premier et du second degré, publics ou privés sous contrat“, et la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen sera affichée de “manière visible“.  L’amendement, déposé par le député LR Eric Ciotti, a demandé deux délibérations avant d’être validé.

 

La présence du drapeau français et de la Marseillaise n’a rien en soi d’une révolution, ces deux symboles étant présents depuis 1870 et la fondation de la IIIe République. Même si cette présence n’a jamais été obligatoire, ils relevaient d’une certaine évidence au moins jusqu’aux années 60. Dans de très nombreuses nations à travers le monde (Etats-Unis, Russie, Pologne…) le drapeau à l’école ne pose aucun problème et est avant tout perçu comme un signe logique de patriotisme.

 

 

L’étendard de la discorde

 

Dans une France en proie aux doutes depuis plusieurs dizaines d’années, le drapeau à l’école ne pouvait manquer de susciter des flots de réaction. « Les écoles ne sont pas des casernes », s‘est aussitôt insurgé un député des Insoumis, alors qu’une autre évoquait « un lobby des drapeaux dans l’hémicycle ». Des réactions douteuses qui traduisent certes la déperdition des valeurs républicaines, sur fond de confusion permanente entre patriotisme éclairé et nationalisme obscurantiste.

 

De manière plus profonde, d’autres députés n’ont pas critiqué le drapeau en lui-même mais le manque de fond de l’amendement, qui ne vient guère solutionner les problèmes à l’école. ” Un drapeau ne répondra pas aux problèmes des collègues du collège Jean-Moulin-d’Arnouville en grève hier à 93% ” s’est ainsi fendu non sans raison le syndicat SNES FSU. « Il faut travailler sur des projets qui permettent aux jeunes de se réapproprier ces signes », a pour sa part déclaré la socialiste Michèle Victory. Vaste programme.

 

 

Il n’y a que deux choses à faire avec un drapeau : ou le brandir à bout de bras ou le serrer avec passion contre son coeur” – Paul Claudel. 

 

 

 

 

 

 


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