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[École] Petite histoire de la dictée à la française

Publié le 12/12/2017 à 21:34
école

Le gouvernement vient d’annoncer son intention de ré-introduire la fameuse dictée, « qui doit devenir une réalité dans nos écoles primaires », après l’avoir été pour des générations de parents. Un retour vers le passé qui pourrait s’avérer bénéfique, considérant les résultats pour le moins alarmants des jeunes élèves français.

 

 

Une spécialité plutôt récente de l’école à la française

 

Les historiens considèrent le texte du serment de Strasbourg (842) comme le premier témoignage d’un document officiel écrit en français. Mais pourtant, la sacrosainte Académie française ne date que de l’ère de Louis XIV et de Richelieu, fondée en 1635. Ce qui signifie que pendant de nombreux siècles, il n’existait pas vraiment de codes figés pour la langue française, qui pouvait s’écrire de manière plus ou moins fantaisiste.

 

L’entrée de la dictée à l’école est encore plus récent, datant seulement de 1830. Elle permet toutefois de rattraper le retard de la langue française en matière de sérieux, obligeant les écoliers à respecter un arsenal fantastique de règles orthographiques, mâtinées d’exceptions prodigieusement nombreuses. Incontournable, la dictée est présente au Certificat d’études, où seulement cinq fautes suffisent à sanctionner un échec.

 

 

Le temps des inquiétudes à l’école

 

Objet emblématique des 3ème, 4ème et début de 5ème République, la dictée ravit et surtout terrorise les jeunes écoliers, avec des barèmes d’erreurs impitoyables. Le rythme se relâche toutefois fortement à l’approche du nouveau millénaire, alors que les portables font leur apparition dans les cours d’école. Et c’est le drame, avec l’écriture « sms », qui vient martyriser la dictée… Et ironiquement, revenir aux fondamentaux du français, qui avant l’Académie française ne disposait d’aucune règle précise !

 

Mais voilà, le niveau général des écoliers français finit par attirer l’attention, négativement. Au fil des années, les études internationales matraquent impitoyablement la France de mauvais points. La dernière en date, celle du PIRLS, relègue même le pays à l’avant-dernière place de l’Europe, devant la Belgique, en matière de lecture, intrinsèquement liée à la connaissance de l’orthographe.

 

 

En parallèle à la dictée, le ministre de l’Éducation nationale est justement revenu sur le sujet de la lecture à l’école , considérée comme une priorité au « fondement de tous les autres apprentissages ». Certes, et le travail s’annonce ainsi colossal.


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