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[Ecole] Les devoirs à la maison : légaux et utiles?

Publié le 22/03/2017 à 20:23
ecole

C’est un long serpent de mer, qui s’étire inlassablement au fil des années : les devoirs à la maison sont-ils vraiment légaux, et utiles ? Plus ou moins pour la première question, et oui pour la seconde, selon une étude sérieuse mise en lumière par le Figaro. A moins toutefois de vraiment servir à comprendre et appliquer ce qui est fait, et surtout si les tâches sont faites… par les élèves eux-mêmes.

 

 

Les devoirs à la maison : légal ou non ?

 

En théorie, la question des devoirs et réglée légalement, à l’école primaire du moins. Une circulaire de 1956 tablait déjà sur le fait « qu’aucun devoir écrit, soit obligatoire, soit facultatif, ne sera demandé aux élèves hors de la classe". Ce qui certes n’excluait pas aux élèves de repasser leurs leçons. Sauf que les devoirs écrits sont restés largement une pratique courante, au point de multiplier les rappels officiels, avec une certaine clarté en 1994 :

« Dans ces conditions, les élèves n’ont pas de devoirs écrits en dehors du temps scolaire. À la sortie de l’école, le travail donné par les maîtres aux élèves se limite à un travail oral ou des leçons à apprendre ».

 

Finalement, u début des années 2000, les devoirs à l’école primaire ont été encadrés par
un décret, en les limitant à 30 minutes au maximum. Par contre, au collège, le flou persiste toujours.

 

 

Les devoirs à la maison pour réviser, et non apprendre

 

A quoi servent vraiment les devoirs ? Selon le chercheur en sciences de l’éducation à l’université Grenoble-Alpes Pascal Bressoux, les devoirs sont utiles s’ils se limitent à leur vocation première, à savoir s’entraîner sur des sujets déjà vus en classe, plutôt que de découvrir des notions inédites : les devoirs « sont bénéfiques dans le cadre d’exercices d’entraînement, de réinvestissement de la leçon vue en classe, plutôt que dans des exercices de profonde réflexion ».

 

Plus les devoirs s’éloignent de ce qui a été étudié en classe, et plus ces derniers font logiquement appel à des éléments nouveaux, qui requirent obligatoirement un investissement plus lourd, et potentiellement des supports d’apprentissages pas toujours accessibles pour tous : « Plus vous demandez à des collégiens de se plonger dans des choses qu’ils n’ont pas vues en classe, plus vous sollicitez le capital culturel de la famille et accroissez les inégalités sociales et
culturelles
», déclare ainsi Pascal Bressoux.

 

 

Les conclusions de cette étude ne cadrent pas forcément avec la vogue relativement récente de la classe inversée, dont le système admis (qui ne cadre pas avec la
philosophie initiale), consiste à l’inverse à préparer les leçons avant d’arriver en classe, où celles-ci sont appliquées.


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