Le soleil noir de l’éducation singapourienne

Publié le 04/01/2019 à 23:31
Le soleil noir de l’éducation singapourienne

Dans la petite République de Singapour, on ne plaisante pas avec l’Education. Avec les meilleurs résultats du monde, Singapour impose son système éducatif extrêmement exigeant. Une réussite toutefois payée au prix fort, et avec de vastes zones d’ombres. 

 

 

La course à l’excellence éducative

 

Le très sérieux Programme international pour le suivi des acquis des élèves (PISA) classe tous les trois ans les pays de l’OCDE selon leurs performances éducatives. Pour la dernière édition de 2015, Singapour écrasait l’ensemble des 70 participants en arrivant premier à tous les tests : mathématiques, sciences et lecture. En sciences, le pays s’offrait même le luxe de très largement devancer le deuxième meilleur classé, le Japon, avec 18 points.

 

A Singapour on n’étudie pas pour briller au PISA, mais pour réussir le Primary School Leaving Examination (PSLE), un examen déterminant qui se passe à l’âge de douze ans. Les bons élèves ont ensuite accès aux meilleurs écoles de Singapour, dont la scolarité est réduite à trois années. Les moins bons doivent réaliser leur scolarité durant quatre ans, un vaste surcoût économique pour les parents.

 

 

La salaire de la peur

 

Dans les faits, tout est loin d’être rose pour l’éducation dans la Cité-Etat. La course à la réussite passe par une exigence extrême pour les élèves, largement imposée par les parents. Presque tous les élèves suivent ainsi des cours particuliers après les cours, ces derniers représentant un business de plus d’un milliard de dollars. De nombreux professeurs du public préfèrent d’ailleurs passer aux cours particuliers, entraînant une pénurie d’enseignants.

 

Parmi les sujets tabous à Singapour figurent les suicides. Aucune statistique officielle n’est disponible sur ces derniers, incluant les enfants. En 2016, le cas d’un enfant de 11 suicidé à cause de médiocres résultats scolaires a toutefois secoué la Cité-Etat, alimentant les rumeurs d’une pression trop importante pour les plus fragiles. Faute d’analyse, rien ne permet toutefois de le vérifier sérieusement.

 

 

” On est généralement plus exigeant pour les autres qu’on ne voudrait qu’ils le fussent pour soi-même. ”  – Jules Stahl


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