Vaincre l'algèbre grâce à son smartphone: application PhotoMath

Publié le 27/10/2014 à 12:20
Vaincre l'algèbre grâce à son smartphone: application PhotoMath

Résoudre des fractions ou des équations qui défient l’entendement sans tracer une ligne : c’est désormais possible, grâce à une nouvelle application pour mobile, PhotoMath. Un simple clic sur l’adversaire outrageant, et le résultat s’affiche sur l’écran en quelques fractions de secondes, sans mauvais jeux de mots. De quoi inquiéter les enseignants de mathématiques… Sauf les plus avertis.

 

Une application en constant développement

 

Le principe de PhotoMath est astucieux, et surtout aisé. « Il rend les maths accessibles et simples, en sensibilisant les utilisateurs sur la manière de résoudre les problèmes mathématiques », affirme le site. Dans les faits, le smartphone se charge lui-même de régler les problèmes en quelques dixièmes de seconde. Il suffit de diriger l’objectif de l’appareil photo sur toute fraction ou équation à l’aspect effrayant, pour voir apparaître presque instantanément le résultat affiché en rouge sur l’écran. PhotoMath garde en mémoire les résultats, et aussi le développement intermédiaire, ce qui constitue à ce niveau-ci un réel intérêt éducatif. Le programme connait tout de même pour l’instant des limites, s’avouant vaincu devant une équation du second degré ou une fonction trigonométrique. Pas de quoi s’inquiéter pour autant, puisqu’il ne s’agit que d'’une question de temps pour vaincre ces résistances algébriques, comme l’assure la société : « nouvelles fonctions constamment ajoutées ».

 

Education et Marketing

 

Le développeur de l’application est Microblink, une société spécialisée dans les logiciels pour mobiles. Outre PhotoMath, quatre autres applications sont proposées : BlinkOCR pour la reconnaissance textuelle ; BlinkID pour scanner et synthétiser les informations d’une carte d’identité, d’un permis de conduire ou d’un passeport : Photopay pour scanner et payer une facture ; Blinkbarcode pour scanner un code barre. Photomath s’annonce comme la vitrine marketing de Microblink, avec une application aisément téléchargeable sous Windows Phone et IOS. De quoi donner des sueurs froides aux professeurs de mathématiques ? Potentiellement, puisque l’aspect éducatif du programme peut facilement servir d’arme redoutable aux tricheurs les plus discrets. Mais outre faire preuve d’une vigilance accrue, les enseignants peuvent user d’un subterfuge certes laborieux, mais pour l’instant imparable : le programme ne reconnaît par les écritures manuscrites. Ainsi l’usage d’un honnête stylo à bille suffit dans l’immédiat à terrasser la technologie numérique de pointe.

PhotoMath est assurément un outil technologique brillant, ingénieux et utile pour l’éducation. L’intérêt éducatif se double cependant d’une tentation évidente vers une tricherie numérique, qu’il vaudrait mieux réfréner, quitte à s’exposer à des sanctions bien réelles.  

 

 


Cours de langue gratuit chez notre partenaire Babbel

Babbel

TEST GRATUIT
Contactez-nous