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[École] Des imprimantes 3D dans les écoles québécoises ?

Publié le 28/05/2018 à 09:30
imprimante 3D

Le Québec passe à la vitesse supérieure en matière d’éducation numérique, attendant de chaque école une remontée des besoins en équipement high-tech pour la rentrée. Au risque de déclencher l’inquiétude de la part de la Fédération des professionnels de l’éducation du Québec, qui craint une précipitation.

 

 

Le choix du high-tech pour l’éducation

 

Le Canada fait partie des nations à la pointe de l’éducation numérique, aux côtés des États-Unis, des pays asiatiques et de l’Europe du Nord. Les 3 et 4 mai derniers s’étaient déroulés à Montréal un colloque international réunissant 1 400 personnes avec parmi elles les plus grands spécialistes mondiaux dans l’innovation technologique.

 

Surfant sur la vague numérique, le ministère de l’Éducation nationale a fixé au 1er juin la date pour faire remonter l’ensemble des besoins numériques pour chaque école, parmi une liste impressionnante de matériels high-tech : tablettes, ordinateurs portables, Chromebook, robots et même imprimantes 3D. Une « collecte d’informations » visant à évaluer les besoins, qui ne laisse toutefois que trois semaines aux écoles pour réagir.

 

 

Une « cacophonie » numérique

 

Les écoles québécoises ont ainsi un choix certes vaste mais aussi rapide, voire trop rapide selon la Fédération des professionnels de l’éducation du Québec (FQDE). Sa présidente, Mme Normand-Charbonneau, salue l’initiative, tout en déplorant le manque de temp nécessaire pour la réflexion : « Ça prend du temps pour faire des choix éclairés et il y a beaucoup d’argent en jeu. Ça part d’une bonne intention, [mais] c’est un peu la cacophonie présentement, il y a beaucoup de confusion qui règne dans les écoles à ce sujet ».

 

La situation semble effectivement peu claire pour l’instant, puisque l’initiative gouvernementale est d’un côté présentée comme une évaluation des besoins non définitive, alors que d’autre part plusieurs écoles se sont vues présentées le 1er juin comme l’échéance définitive pour fixer leurs besoins, au risque de se voir démunies d’équipements numériques à la prochaine rentrée.

 

 

Le but de cette action spectaculaire s’inscrit dans une volonté globale d’enclencher un « Plan d’action numérique » à la fin de l’année. En France, le « Grand plan numérique pour l’École » ardemment défendu sous le quinquennat précédent se fait désormais beaucoup plus discret.


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