[Numérique] Les générations connectées et le phénomène BYOD

Publié le 24/03/2017 à 21:52
[Numérique] Les générations connectées et le phénomène BYOD

Les nouvelles générations sont maintenant associées aux smartphones et autres devises mobiles. Des matériels qui logiquement les suivent sur le lieu de travail, si la chose est autorisée. De quoi donner naissance à un nouveau mode de travail, le BYOD, qui depuis quelques années modifie de plus en plus les habitudes des employés et des entreprises.

 

 

Le BYOD qu’est-ce que c’est ?

 

Le BYOD (« Bring Your Own Device »), c’est apporter et utiliser son propre matériel high-tech (smartphone, tablette, ordinateur portable) sur son lieu de travail, plutôt que d’utiliser du matériel fourni par une entreprise. Et à ce jeu-là, tout le monde est gagnant : les sociétés déboursent bien moins de frais en équipements et en formations, et les salariés ou les étudiants sont déjà à l’aise avec leur matériel, et peuvent même continuer à travailler chez eux.

 

Le phénomène BYOD s’est logiquement intensifié ces dernières années, avec la diffusion massive des smartphones et autres devises mobiles, ainsi qu’avec la démocratisation du haut-débit. En France, ce sont ainsi désormais 80% des salariés qui effectuent une partie de leurs activités en dehors de leur lieu de travail. Un constat de fait bien compris par les entreprises, qui sont désormais un tiers à autoriser le BYOD. Par ailleurs, 4 employé sur 10 utiliseraient une tablette en lieu et place du stylo et du papier.

 

 

Le BYOD encore marginal dans l’éducation

 

En théorie, le BYOD pourrait tout aussi bien s’appliquer en université, et à l’école. Aux États-Unis, le BOYD est intensivement testé depuis plusieurs années, les élèves étant autorisés à utiliser leur ordinateur portable et tablette pour effectuer des exercices, partager des informations ou réaliser des recherches sur internet. Et les résultats semblent réels, avec un puissant gain d’autonomie et de stimulation. Mais les différences d’origines sociales sont bien sûr susceptibles de représenter un sérieux obstacle à cette application.

 

En université, le problème est moins évident, les étudiants pouvant bénéficier de bourses ou étant en mesure de travailler en parallèle – non sans potentielle influence sur les résultats. Reste toutefois à franchir le pas de l’évolution numérique, ce qui dans les universités françaises reste encore loin d’être évident. Ainsi, même pour les universités les plus motivées en matière de TICE comme Paris Descartes, seuls 10% des enseignants admettent le BYOD comme solution de formation.

 

 

Pour les entreprises encore hésitantes, il existe aussi le CYOD (Choose Your Own Device), à mi-chemin entre le BYOD et la fourniture de matériel. Dans ce cas particulier, les employés sont consultés au préalable sur leurs désirs, et le matériel high-tech correspondant leur est fourni.


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