L’éducation en Argentine

Publié le 04/04/2019 à 14:16
L’éducation en Argentine

L’éducation en Argentine fait figure de vitrine pour l’Amérique latine, reconnue comme l’une des plus progressistes par l’UNESCO. Une importante part du PIB y est consacrée, avec la possibilité de reprendre des études délaissées pour l’obligation de travailler.  La séparation entre enseignement public et privé est toutefois profonde. 

 

 

Une éducation vectrice d’unité nationale

 

Suite à une importante réforme en 2006, l’éducation argentine bénéficie depuis 15 ans d’une homogénéité nationale avec un budget équitablement réparti, soit 6% du PIB – équivalent au budget français pour l’éducation. Dans une nation en proie à de nombreuses difficultés, l’éducation est perçue comme un moyen d’union nationale, et bénéficie d’une grande attention. Le Conseil national de l’Éducation réalise chaque année les programmes scolaires que doivent suivre tous les établissements.

 

En Argentine l’éducation est obligatoire de 6 à 14 ans. Les écoles maternelles existent avant l’âge minimum, sans être imposées. Pour les nombreux adolescents contraints d’arrêter leurs études dès l’âge légal pour travailler et aider leur famille, il est possible de les reprendre après 20 ans pour les achever. Des cours du soir existent aussi après le travail, en cas d’impossibilité de laisser son emploi. L’Argentine compte 50 universités, dont la plus grande d’Amérique du Sud, l’Université de Buenos Aires, et la plus ancienne, l’Université de Cordoba (1613).

 

 

Des points encore sombres au tableau éducatif

 

Tous n’est pas parfait dans l’éducation argentine, loin s’en faut. Si l’éducation primaire est gratuite, les familles argentines doivent acheter les manuels et l’uniforme scolaire de rigueur. Dans les zones rurales, l’accès aux écoles est parfois très complexe, imposant de longs déplacements. A leur arrivée à l’école, tous les matins, les élèves doivent hisser le drapeau national et chanter l’hymne argentin.

 

Le système éducatif est profondément divisé entre un enseignement public et privé. Ces dernières sont très diversifiées selon leurs origines (coréennes, allemandes…) et confessions (catholiques, juives…). Coûteuses, les écoles privées sont fréquentées par les classes aisées et moyennes. La même dichotomie se prolonge dans le niveau supérieur, avec la moitié des universités divisées entre public et privé.

 

 

« Je suis né dans un quartier privé de Buenos Aires…Privé d’eau, d’électricité et de téléphone ! » – Diego Maradona.


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